Armoires aux Herbes d’Écurie – Quelles plantes pour l’été ?

Les changements climatiques peuvent devenir de plus en plus difficiles à supporter pour nos chevaux, voire même être hostiles ou les mettre en situation de souffrance. Croyez-le ou non, l’Argile verte à usage Interne et certaines plantes peuvent aider le cheval à renforcer son système immunitaire et le fonctionnement de ses organes vitaux ainsi que sa manière naturelle de lutter contre les températures très élevées.

Encore une fois, comme toujours dans mon approche de Soins et Prévention Ô Naturel, le succès sera plus grand si on essaie de prévenir et gérer les éventuels inconforts occasionnés par la chaleur comme les démangeaisons, la photosensibilité, la déshydratation, crise d’urticaire etc.

En effet,en abordant la santé interne du cheval vous aurez plus de succès dans la gestion de ces inconforts d’été courants.

La cure saisonnière (3 semaines à chaque début de saison) d’Argile interne mélangée à ses vitamines et minéraux, sa moulée ou encore un succédané de foin est déjà une belle manière de prévenir, nettoyer, régénérer les organes vitaux et réguler le PH. Tous nos animaux – comme nous en général – ont le PH trop acide.

Puis, quelques herbes bien ciblées et idéalement conseillées par un professionnel herboriste sauront soulager bon nombre de ces conditions.   Le cheval étant un herbivore, il acceptera de manger les plantes choisies généralement avec beaucoup de facilité sachant lui-même qu’elles vont aider son système disgestif peut-être en difficulté/stressé ou tout autre inconfort provoqué par la chaleur.

Votre armoire aux herbes d’écurie pour l’été

Une armoire aux herbes bien garnie peut devenir une alliée précieuse durant la saison estivale. Parmi les plantes les plus utiles à avoir sous la main, on retrouve notamment :

  • Racine de bardane
  • Fleurs de calendula
  • Feuilles et racines de pissenlit
  • Échinacée
  • Mélisse
  • Euphraise
  • Guimauve
  • Molène
  • Feuilles d’ortie
  • Menthe poivrée

Cette liste est loin d’être exhaustive, mais elle constitue une excellente base pour découvrir les bienfaits des plantes chez le cheval. Certaines soutiennent le système respiratoire, d’autres aident à soulager les réactions cutanées saisonnières, favorisent la digestion ou contribuent à diminuer les effets du stress.

La camomille et la lavande méritent également une place de choix dans toute armoire aux herbes, tant pour leurs propriétés apaisantes que pour leur grande polyvalence.

Comment choisir les bonnes plantes ?

Lorsqu’on débute avec les plantes médicinales, il est tentant de multiplier les ingrédients dans l’espoir d’obtenir de meilleurs résultats. Pourtant, en phytothérapie, moins est souvent plus.

Dans bien des cas, 1 à maximum 3 plantes suffisent pour répondre aux besoins du cheval. En limitant votre sélection, vous augmentez vos chances d’observer un effet concret et vous pouvez plus facilement identifier ce qui fonctionne réellement.

Lorsque plusieurs plantes possèdent des actions semblables, il n’est généralement pas nécessaire de les utiliser toutes en même temps. Prenez le temps d’observer leurs propriétés respectives et choisissez celles qui répondent le mieux à la situation.

La phytothérapie est un processus évolutif. Selon l’évolution du cheval, il est tout à fait possible de modifier votre sélection, d’ajouter ou supprimer une plante ou d’en remplacer une autre.

Et n’oubliez pas un aspect fascinant : bien souvent, le cheval est capable de participer lui-même au choix. Présentées séparément, certaines plantes seront spontanément acceptées tandis que d’autres seront refusées. Cette capacité d’auto-sélection est parfois étonnante à observer.

Pour ceux qui préfèrent une approche plus simple, il existe également des mélanges commerciaux soigneusement formulés. Ils peuvent constituer une excellente porte d’entrée avant d’apprendre à utiliser les plantes individuellement.

Quelle quantité donner ?

Les plantes séchées sont généralement les plus pratiques à utiliser. Elles se conservent facilement, sont simples à se procurer et s’ajoutent aisément à la ration.

Pour la plupart des plantes couramment utilisées, une quantité de 1 à 2 cuillères à soupe par jour et par plante représente une base raisonnable lorsque vous utilisez jusqu’à trois plantes simultanément.

De façon générale, il est préférable de ne pas dépasser une tasse de plantes au total par jour. Bien entendu, certaines espèces végétales nécessitent des ajustements particuliers. Cette recommandation doit donc être considérée comme un guide général plutôt qu’une règle absolue.

Si vous utilisez une seule plante, il peut parfois être pertinent d’augmenter légèrement la quantité, mais ce n’est pas toujours nécessaire.

Gardez également à l’esprit qu’un organisme n’utilise que ce dont il a réellement besoin. Les suppléments ou plantes distribués sans nécessité représentent souvent des dépenses inutiles… qui finiront simplement dans les crottins !

Une approche globale avant tout

L’utilisation des plantes demande de l’observation, de la patience et parfois quelques ajustements. Chaque cheval réagit différemment et il est rare qu’une solution universelle convienne à tous.

Bien sûr, vous pouvez cibler un symptôme précis et rechercher les plantes qui y correspondent. Toutefois, il demeure essentiel de considérer le cheval dans son ensemble.

Son âge, sa race parfois, son alimentation, son environnement, son niveau d’activité, son état émotionnel, son mode de vie et même sa personnalité influencent sa capacité à retrouver l’équilibre.

Parfois, la plante qui apportera le plus de bénéfices n’est pas forcément celle destinée directement au problème visible. Un cheval souffrant de démangeaisons chroniques pourrait, par exemple, bénéficier davantage d’une plante qui soutient son équilibre général ou sa gestion du stress.

Oui, la phytothérapie peut parfois être aussi subtile que cela !

Démangeaisons estivales, dermite et urticaire

Les démangeaisons estivales représentent l’un des motifs de consultation les plus fréquents durant la belle saison.

Dans certains cas, le vétérinaire pourra recommander un antihistaminique afin de réduire la réaction inflammatoire. Du côté des plantes, le calendula constitue un excellent allié. En plus de son action apaisante sur la peau, il contribue à soutenir la réparation des tissus lorsque le cheval s’est gratté jusqu’à provoquer des lésions.

Pour protéger davantage la peau endommagée, un cataplasme d’argile verte demeure particulièrement intéressant. Grâce à ses propriétés absorbantes, antiseptiques, antifongiques et antibactériennes, il aide à maintenir un environnement favorable à la cicatrisation tout en formant une barrière protectrice contre les insectes.

Lorsque le cheval présente de l’urticaire ou des signes de dermite estivale, la feuille d’ortie est souvent l’une des premières plantes à envisager. Elle est traditionnellement utilisée pour soutenir l’organisme lors des réactions allergiques saisonnières.

Si votre cheval souffre de ce problème année après année, n’attendez pas l’apparition des démangeaisons. La prévention débutée plusieurs semaines avant la saison des insectes donne souvent de meilleurs résultats. Je vous invite d’ailleurs à consulter mon article consacré à la dermite estivale pour découvrir une approche préventive plus complète.

L’enveloppement à l’argile

Lorsque les démangeaisons deviennent importantes, un enveloppement complet à l’argile peut procurer un soulagement appréciable.

Il suffit de mélanger l’argile verte en poudre avec une grande quantité d’eau afin d’obtenir une pâte très fluide. Appliquez ensuite généreusement sur les zones affectées ou sur l’ensemble du corps lorsque nécessaire.

Une fois sèche, l’argile agit comme une véritable seconde peau temporaire qui aide à calmer les irritations tout en protégeant la surface cutanée.

Si votre cheval développe de l’urticaire ou de la Dermite, la feuille d’ortie pourrait être la plante que vous choisirez à rajouter à sa ration. Et c’est un problème qui revient à chaque année, voyez mon article sur la Dermite estivale pour prévenir bien avant la saison. 

Vous pourrez lui offrir un enveloppement d’Argile externe. Simplement ajouter beaucoup d’eau à l’argile en poudre pour en faire une pâte bien claire et badigeonner tout son corps. Voyez le beau résultat ci-dessous.

Calendula
Calendula
Argile externe 2 kg
Argile verte Externe
ortie
Ortie
Shampoing sans rinçage
Urticaire Jour 1
Urticaire après 2 jours d'enveloppement à l'argile seulement

La peau étant le plus grand organe d’élimination (émonctoire), il peut être bon d’apaiser parfois le tube digestif avec une plante adoucissante pouvant avoir un effet réflexe et apaiser la peau. La guimauve donnera cet effet et l’Argile interne également.

Photosensibilité (qui peut provoquer le headshaking)

C’est là que vos observations de différents problèmes et votre sélection de plantes commencent à se chevaucher. Le calendula est à nouveau une bonne plante à choisir et cette fois soutenu avec de la bardane pour souligner le nettoyage par le système lymphatique. Afin de soutenir et purifier le foie, surtout si la peau démange également, la racine de bardane sera aussi une bonne alliée puisqu’elle nettoie le sang et avec son élément très amer réveille le foie, et le foie peut souvent être lié à la photosensibilité.

Allergies ++

Les allergies peuvent être variées dans leur source et c’est là que vos connaissances sur votre propre cheval deviennent la clé pour choisir les plantes à utiliser. Les subtilités des allergies peuvent être difficiles à résoudre, vous adaptez donc votre approche en traitant chaque aspect avec patience et réflexion.

Si votre cheval souffre d’yeux larmoyants en été, l’euphraise a une action similaire à celle d’un antibiotique pour aider à nettoyer l’œil. Les problèmes oculaires peuvent souvent être liés à l’estomac. Vous avez peut-être sélectionné le calendula pour son action semblable à l’histamine, et ce faisant, ces deux vont combiner leurs actions anti-inflammatoires et nettoyer l’intestin.

Une toux peut être une allergie ou une sensibilité chez votre cheval. Les herbes émollientes telles que la racine de guimauve peuvent être l’herbe clé si la poussière est l’irritant. Si votre cheval est stressé par la toux, la fleur de tilleul peut traiter l’inflammation des voies respiratoires supérieures et calmer la détresse qui augmente la transpiration. Ensuite, vous pouvez ajouter des cynorrhodons, bien qu’ils ne soient pas notés comme une herbe du foie, la teneur en vitamine C des cynorrhodons stimule les défenses du foie pour aider à lutter contre les réponses inflammatoires dans le corps, et est alors un tonique pour les tissus qui guérissent.

 

Insectes piqueurs en tout genre…..

(*voir mes autres articles de blogue sur le sujet ici)

Avec l’arrivée de l’été,  tout se réveille. Les insectes piqueurs ne font pas exception. La salive de leurs piqûres peut irriter la peau ou irriter les yeux qui deviendront larmoyants.

Malgré qu’il existe certaines plantes que l’on dit répulsives et de nombreux produits chasses-moustiques, le meilleur rapport qualité-prix est sûrement l’enveloppement à l’argile verte. Simplement badigeonner avec une pâte d’argile très claire tous les points stratégiques (poitrail, parties génitales, en arrières des coudes, nombril etc).

D’ailleurs, n’est-ce pas ce que font les animaux naturellement si ils en ont la possibilité ? On invente pas la route qui tourne !

S’adapter selon la météo

Qui dit pollen ou humidité entre autres pense aussi à problèmes respiratoires.

Selon les cas (dépendamment si il y a toux/écoulement ou pas) les plantes le plus souvent sélectionnées sont : la guimauve, la molène, la menthe poivrée, le fenugrec souvent trempé et ajouté à sa moulée. La mélisse viendra aider à calmer les nerfs d’un cheval stressé par sa détresse respiratoire, qui rappelons-le est une urgence. La verveine aide aussi à calmer les nerfs tout en purifiant la peau.

Gardons ça simple !

Gardez votre approche simple et restez concentré afin de d’observer, voir, remarquer et même ressentir les processus de guérison que traversent le corps de votre cheval. Au fur et à mesure que vous aidez votre cheval, vos connaissances et votre confiance en vos ressentis grandissent.

La meilleure manière de choisir une plante pour agir est d’avoir en premier lieu un diagnostic que seul votre vétérinaire pourra établir.

Avis de non-responsabilité : les informations fournies dans cet article sont uniquement à des fins éducatives et ne sont pas destinées à remplacer les conseils ou les traitements vétérinaires.

Naturel ne veut pas dire inoffensif. On ne peut pas donner n’importe quelle plante ou huile essentielle à l’aveuglette n’importe comment et pour n’importe quoi. Soyez prudents et faites-vous conseiller par un professionnel.

Aucun danger ou contre-indication connus avec les soins à l’argile verte (pure et en poudre) aussi bien en externe qu’en usage interne. La seule recommandation à respecter est de laisser un délai idéalement de minimum 4 heures entre la prise d’une médicament et une dose d’argile. Mais encore là, aucune catastrophe possible si jamais cela arrive.

Sources : Lectures de livres et articles de : The Horse.com – Healing horses their way – Natural Horse Talk – Equus – A healthy horse the natural way – Equine Wellness – Cheval Magazine, Cheval Pratique, Cheval Santé Magazine.  De nombreux échanges, formations et 40 ans de vie commune avec des chevaux

 

Argile externe 2 kg