06 Avr La Mue : un défi souvent sous-estimé
La mue : bien plus qu’un simple changement de poil
Chaque année, au printemps et à l’automne, le cheval traverse une étape essentielle : la mue. Derrière cette apparente perte de poils se cache en réalité un véritable effort métabolique, souvent sous-estimé… mais pourtant déterminant pour sa santé globale.
Le cheval adapte son pelage en fonction des saisons :
- À l’automne : il développe un sous-poil dense (la bourre) pour affronter le froid
- Au printemps : il perd presque tout son pelage hivernal pour laisser place à un poil plus fin
À noter : la crinière, la queue et les vibrisses ne sont pas concernées par la mue.
👉 Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas la température qui déclenche la mue, mais bien la durée de lumière du jour (photopériode).
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Chaque année, au printemps et à l’automne, le cheval traverse une étape essentielle : la mue. Derrière cette apparente perte de poils se cache en réalité un véritable effort métabolique, souvent sous-estimé… mais pourtant déterminant pour sa santé globale.
Pourquoi la mue fatigue certains chevaux ?
La mue demande énormément de ressources à l’organisme. C’est une période où le cheval doit :
- Produire une grande quantité de poils
- Mobiliser de l’énergie
- Réorganiser son métabolisme
Résultat : certains chevaux peuvent présenter :
- fatigue inhabituelle
- baisse de vitalité
- perte de poids
- poil terne ou mue qui traîne
👉 Ces signes sont souvent liés à des carences nutritionnelles ou à un organisme déjà affaibli, comme chez les chevaux malades ou de l’âge d’or.
Le rôle clé du système immunitaire
La production de tous ces nouveaux poils met fortement le système immunitaire à contribution.
Pour bien gérer cette période de transition, le cheval a besoin de :
- protéines et acides aminés (construction du poil)
- vitamines : A, E, biotine (vitamine H)
- minéraux et oligoéléments :
- zinc
- cuivre
- sélénium
👉 En cas de manque, le corps priorise la mue… au détriment du système immunitaire.
C’est donc souvent à ce moment-là qu’apparaissent :
- les problèmes de peau (gale de boue, teigne, poux, dermatophilose)
- sensibilité accrue aux virus
- baisse de résistance globale
L’importance de l’alimentation… toujours
Mais une bonne mue ne se prépare pas au moment où les poils tombent.
👉 Elle se prépare plusieurs semaines à l’avance quand on connaît déjà quelques problèmes possibles, mais surtout par une alimentation adéquate (ni trop, ni trop peu) tout au long de l’année
Rappelons les bases essentielles :
- ration équilibrée et bonne qualité de fourrage
- apport suffisant en minéraux et oligoéléments
- soutien du foie (organe clé dans les transitions saisonnières).
- Au sujet de drainages des organes vitaux, il est important de respecter les saisons, du temps de repos et surtout pas 2 organes en même temps
Attention à Ne pas drainer avec des plantes n’importe quand, ni n’importe comment. C’est aussi une grande fatigue du métabolisme pour le cheval. Mon article ici peut vous en parler plus longuement et faites-vous conseiller par un professionnel en herboristerie/naturopathie animalière.
Le pansage : un geste simple mais puissant
Le pansage joue un rôle souvent sous-estimé pendant la mue et tout au long de l’année. Outre son utilité, le bien-être du cheval, ce sont des gestes tellement importants pour la relation, l’éducation et la désensibilisation.
Autres bénéfices :
- stimule la circulation sanguine
- favorise l’élimination des poils morts
- améliore la nutrition de la peau
👉 Un cheval en mue doit être pansé régulièrement et en profondeur.
Approche naturelle : comment soutenir le cheval pendant la mue ?
Dans une approche de soins naturels, plusieurs leviers peuvent être intéressants :
1. Soutenir l’organisme
- cures de minéraux naturels et apport en oligoéléments biodisponibles
2. Aider l’élimination
- drainage doux (foie / reins) en collaboration avec des professionnels (voir article Drainages des organes vitaux
- bonne hydratation
3. La cure saisonnière d’argile de 3 semaines
Je le rappelle, l’argile est utile pour :
- soutenir les fonctions d’élimination et un bon “petit nettoyage” des résideux médicamenteux, chimiques etc
- apporter certains minéraux
- réguler le PH et et les éventuels déséquilibres digestifs ou cutanés
👉 L’Argile en poudre sera ajoutée dans la moulée/minéraux de sa ration quotidienne à raison de 4 cuillères à soupe par jour (soit 2×2 ou 1×4 selon si vous donnez de la moulée 1 ou 2 fois par jour) idéalement un peu humectée.
Pendant la mue : Les signaux d’alerte à surveiller
- mue très longue ou incomplète
- fatigue marquée
- amaigrissement
- poil piqué ou terne
- apparition de problèmes de peau
👉 Ces signes indiquent souvent que le cheval a besoin d’un soutien adapté et bien ciblé
Conclusion
La mue est une période exigeante pour le cheval, qui mobilise intensément son organisme. Bien accompagnée, elle se déroule sans difficulté. Mal soutenue, elle peut devenir une période à risque.
👉 Observer, anticiper et soutenir naturellement le cheval pendant cette phase permet de prévenir de nombreux déséquilibres.
Comme déjà mentionné, c’est aussi la période d’éventuelle apparition de poux, de teigne, démangeaisons et problèmes de peaux divers. Si cela devait être le cas, pensez à utiliser le Shampoing sans rinçage à l’argile aux endroits stratégiques (crinière, cou, poitrail notamment ou dans le cas d’un plus vieux cheval ensellé : sur le dos). Vraiment pas besoin d’en utiliseer beaucoup, beaucoup l’agiter pour délayer l’argile et appliquer juste un peu. C’est un bon soin ou une belle prévention.

